On s'habitue à tout,
presque même a avoir mal.
C'est tous les jours le même combat. Tous les matins la même peur. Les vertiges permanents, la pluie nous donne froid, nous gèle. Les volets resteront fermés. L'estomac réclame à manger alors que la faim n'est pas si présente. La fatigue prend part. La faiblesse devient de plus en plus dur à combattre. Les nuits se font de nouveαu courtes et les cauchemars deviennent de plus en plus constants. On se bat pour les autres alors que notre corps est détruit. On refuse de voir du monde et on se renferme sur soi-même. Plus personne ne vous intéresse, on arrive plus à se donner. L'amour nous a détruit sous tous les angles. Autant moralement que physiquement. On ne vit plus comme avant, on survit simplement. On a plus de forces mais on ne le montre pas. On fait semblant pour tout. Le sourire ne dure que quelques secondes et les larmes innondent. La haine contre soi-même prend le dessus, on se fait mal sans trop savoir pourquoi. Les mots ne deviennent que mensonge, les promesses s'oublient. La peur a désormais prit la plus grande place en nous et de notre coeur il ne reste qu'un simple organe qui bat parce qu'il y est obligé.